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18.4.13

La productivité, c’est d’abord des salariés à l’aise dans leurs baskets et dans leurs têtes

"Les débats sur les clés de la compétitivité des entreprises se focalisent le plus souvent sur le coût du travail, ou sur l’innovation technologique. Or, l’engagement du personnel est un paramètre clé de la productivité. Un salarié désengagé, démotivé, a non seulement une productivité qui peut devenir quasi nulle, mais aussi une influence négative sur son entourage. Or, l’engagement des salariés est au premier chef déterminé par la qualité de vie au travail." (lire la suite ici)

Mais une fois de plus, l'observateur se focalise sur la qualité de vie au travail, et non sur la cohabitation entre qualité de vie au travail et/avec celle en dehors du travail.

Aujourd'hui les frontières entre nos 2 vies, voir plus de 2 vies d'ailleurs(vie de couple, vie de parents, vie sociale, vie associative...), ne sont plus imperméables. Au contraire.

La vie personnelle influence la vie au travail et vis versa.

Pour être bien dans ses baskets, il faut avant tout être bien dans sa tête.


A quoi bon déployer des centaines d'actions sur la QVT (meubles ergonomiques, luminosité, crèche, cantine, coût des transports en commun payés par l'employeur, ...) si à côté de cela le collaborateur a la tête prise par des problèmes de gestion de sa vie privée ?


A quoi bon augmenter le salaire d'une personne, si à côté de cela, il n'existe aucun temps pour profiter de ce salaire et que la totalité du temps dit "libre" est en fait occupé à l'accomplissement de taches ménagères et la résolution de problèmes personnels:
  • trouver un bon artisan, fiable, qui fait du travail de qualité, pérenne,
  • aller chez le cordonnier
  • penser à chercher les vêtements au pressing
  • croire que l'on va avoir le temps de faire l'ourlet des pantalons des enfants, puis après 3 semaines de réclamations des dits propriétaires des pantalons, chercher et apporter les pantalons chez un(e) couturièr(e)
  • trouver une aide ménagère, un jardinier
  • par quel moyen faire livrer le gros fauteuil acheté, mais sans prendre la voiture personnelle car impossible de se garer
  • faire rénover les chaises cannées, 
  • trouver un peintre pour l'appartement
  • avoir le courage d'aller le samedi matin tôt au marché pour rapporter des aliments frais, sains, locaux....

 A quoi bon dépenser des milliers d'euros pour parler d'éthique dans la communication de l'entreprise, si en interne cette éthique
  • n'est pas démontrée concrètement, 
  • n'est pas appliquée au quotidien, 
  • n'est pas expérimentée par les collaborateurs. Ils sont pourtant les porte-paroles de l'image de leur entreprise.

La conciergerie d'entreprise est là pour libérer le temps libre des salariés, tout en libérant leurs esprits pendant leurs heures de travail

La conciergerie d'entreprise durable y ajoute la concrétisation de l'éthique et du développement durable, dans le quotidien de chaque collaborateur.


22.11.12

Enquête INSEE novembre 2012: le travail domestique ou les tâches ménagères

Enquête publiée par l'INSEE le jeudi 22 novembre 2012

Chaque jour, en moyenne, "nous" (hommes ou femmes) consacrons plus de 3 heures à des tâches domestiques (cuisine, ménage, courses, soins aux enfants, etc.).

Ce travail est majoritairement réalisé par les femmes (64 % des heures de travail domestique).  

Ainsi, sur l’année, les Français consacrent en moyenne 765 heures au cœur des tâches domestiques, dont
  • 217 heures à la cuisine, 
  • 199 heures au ménage, 
  • 118 heures aux soins matériels des enfants (les laver, les nourrir, les accompagner...), 
  • 69 heures à l’entretien du linge (lessive, repassage)... 
Le périmètre intermédiaire y ajoute principalement
  • 129 heures passées à faire des courses, 
  • 74 heures de bricolage, 
  • 63 heures de jardinage, 
  • 30 heures d’activités liées aux enfants (graphique), 
tandis que le périmètre extensif ajoute encore
  • 253 heures par an de trajets en voiture.

En regardant ces chiffres on ne peut plus nier 
le rôle primordial que peut jouer la mise à disposition 
d'une conciergerie d'entreprise à destination des salariés, hommes ou femmes.


Le temps consacré à la production domestique sur une année en France représente une à deux fois le temps de travail rémunéré. Avec des choix intermédiaires de champ et de valorisation, cette production est évaluée à 33 % du PIB. (Voir ici le reportage "Who's counting", produit par L'Office National du Film du Canada en 1995, où Marilyn Waring dénonce déjà la non prise en compte des tâches domestiques effectué uniquement par les femmes à cette époque là)

7.8.12

Une entreprise ne peut exiger la loyauté de ses salariés, elle doit la mériter

Cette déclaration de Charles Handy, théoricien du management britannique est aujourd'hui plus que jamais d'actualité.

En effet, en temps de Crise, économique et morale, il est d'autant plus urgent pour les entreprises de séduire et fidéliser ses collaborateurs stratégiques.Si elle ne peut leur offrir des revenus toujours plus importants, elle peut par contre les séduire par des services innovants.

Comme le dit le philosophe français André Comte-Sponville,
"on ne gardera les meilleurs salariés que, si et seulement si, ils ont le sentiment d'être plus heureux dans cette entreprise que dans une autre. Même si le bonheur des salariés n'est pas le but de l'entreprise, c'est un moyen pour l'entreprise d'améliorer la productivité et la rentabilité de l'entreprise. Les meilleurs ne se contenteront pas de l'argent, notamment dans la génération Y, ils veulent en plus être heureux. Bien sûr le bonheur ne peut tenir lieu de rémunération attractive, mais si l'on pense que la rémunération attrcative peut dispenser de réfléchir au bonheur des salariés, on se raconte des histoires".


 (Publié sur le site de l'Anact Agence Nationale pour l'amélioration des Conditions de Travail)